Comme très souvent, je vais écrire ici une réflexion évidente, qui va de soi, mais que j'ai refaite récemment et qui, sur le coup, m'a semblé original, mais qui ne c'est conclu qu'à être très utile. Je ressens un malaise quand je cherche un sujet sur lequel écrire. Non seulement je suis perpétuellement invité par mes inspirations à commencer un nouveau projet, mais il y a partout autour de moi des sources d'inspiration. Certains pourraient voir les textes qu'ils trouvent sur internet, les débats qu'ils ont dans un café ou les mots qu'ils entendent crier dans le métro comme étant du dérangement, mais moi, ils m'inspirent... non seulement j'en suis inspiré, j'en suis pris d'une motivation à... à ouvrir un autre dossier, à me lancer dans une nouvelle passion.
Comme je l'ai sans doute souvent dit, j'admire les âmes qui sont à la fois infiniment inspirées et absolument concentrées.
C'est un problème évident que de vivre dans l'éternelle nouveauté. Il y a des tas de projets qui apparaissent partout. La bibliothèque se peuple de livre acheté pour des projets qui sont déjà avortés. Les projets qui pourraient avancer se perdent dans les piles d'idées récentes...
Je devrais écrire, mais aussi choisir.
Si j'avais une hypothèse concernant une solution, ce serait le travail routinier et intensif sur un projet précis. Pourquoi? Pour diminuer le temps laisser à l'esprit à papillonner, à aller à gauche et à droite, en haut et en bas, ouvert à la séduction de la première chose.
C'est difficile de se concentrer sur une seule chose, de décider volontairement de ne pas être curieux sur certains aspects, uniquement par manque de temps. Ou du moins, d'être capable de savoir ce qui entrera dans un projet et ce qui ne pourra peut-être pas y entrer. Dans le séminaire de maîtrise qui nous aidait à cerner notre projet de recherche, j'ai constaté que de discuter entre nous élargissait toujours les perspectives au lieu de les resserrer, alors que c'est de spécifier son intérêt qui est souvent le plus difficile. Il est important d'être curieux et d'aller dans toutes les directions, mais il faut savoir quand avancer plus en profondeur.
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